Wednesday, January 22, 2014
défenseurs est Emil Guilels, un autre élève de Neuhaus, qui après un triomphe aux États-Unis déclara
Dès l'âge de 25 ans, Richter choisit dans le répertoire les œuvres qu'il allait jouer sa vie durant. Il ne s'écartera jamais de cet esprit et de cette exigence, ce qui lui permit d'aborder un nombre impressionnant de partitions (836 œuvres).
Proche de Prokofiev, il crée les sonates pour piano six, sept et neuf, dont la dernière lui est dédiée.
En 1945, Richter rencontre et accompagne lors d'un récital la soprano Nina Dorliak. Sviatoslav Richter et Nina Dorliak vécurent ensemble, sans jamais se marier, jusqu'à la mort de Sviatoslav. Nina accompagna Richter toute sa vie et toute sa carrière, complexes toutes les deux. Elle le soutiendra jusqu'à son ultime maladie, et mourra peu de temps après, le 17 mai 1998.
Taciturne et secret, il craint que les autorités soviétiques découvrent son homosexualité. En se liant avec la soprano Nina Dorliak, de sept ans son aînée, qui sera à la fois son manager et son alibi social5 d'autant qu'il vivait en Union soviétique et que l'homosexualité était, alors, considérée comme un comportement illégal. Richter avait une prédilection à avoir une vie privée discrète, retirée des médias et à ne donner que peu d'entretiens à la presse. Il n'a jamais publiquement parlé de sa vie sentimentale y compris dans la formidable interview figurant dans le documentaire de Bruno Monsaingeon réalisé dans la dernière année de sa vie3.
La puissance de ses interprétations réside dans l'énergie qu'il y met et dans le respect presque mystique des compositeurs qu'il interprète. Son répertoire touche à l'ensemble de la littérature pour piano, mais il se montre particulièrement remarquable dans ses interprétations de Rachmaninov, Prokofiev, Ravel, Chopin, Beethoven et paradoxalement de Schubert, faisant ressortir chez ce dernier une profondeur insondable (dans les deux premiers mouvements de la sonate D.960 par exemple). En outre il préfère Haydn à Mozart qu'il désigne comme « le gentil Haydn ».
Carrière internationale[modifier | modifier le code]
Le public occidental ne connaissait, jusque-là, Sviatoslav Richter que par ses enregistrements, essentiellement publics, réalisés et diffusés dans les années 1950. Longtemps reclus en Union soviétique par le pouvoir communiste, il est le dernier des grands artistes russes de renom à être autorisé à se produire à l'étranger. Un de ses défenseurs est Emil Guilels, un autre élève de Neuhaus, qui après un triomphe aux États-Unis déclara aux critiques « Attendez seulement d'entendre Richter ! »6,7.
Richter n'est autorisé à se produire en Occident qu'en mai 1960 à Helsinki. Il connaît alors la célébrité à l'Ouest après une tournée triomphale aux États-Unis à la fin de l'année 1960, mais rapidement il fonctionne en dehors du système en donnant des concerts là où cela l'inspire. Son style de vie refuse toute médiatisation.
Lorsqu'il se rend enfin à l'Ouest, en Finlande au mois de mai 1960, puis aux États-Unis, en octobre de la même année, il a 46 ans. Ses débuts en Amérique, avec une série de huit récitals et concerts avec orchestre au Carnegie Hall, font sur le monde musical l'effet d'un tremblement de terre. Puis ce sera l'Europe, l'Angleterre, la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays scandinaves, et finalement le Japon, parcourus en tous sens tout au long des années 19601.
Richter ne va pourtant pas se prêter bien longtemps aux conventions du circuit international des concerts ; allergique à toute planification, il joue où et quand bon lui semble, imposant souvent des programmes hors-normes à des publics médusés par la puissance tellurique comme par les infinies délicatesses de son jeu.
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